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L’inconnue
Inaccessible beauté
Très vite je fus hanté
Au feu de votre regard
Croisé au jeu du hasard
Un soir lourd de solitude.
Pourtant ce feu d’hébétude
D’un instant d’éternité
A brûlé d’intensité
L’inconnu d’un amour fou
Apparu dans nos vies floues.
Je succombais à vos yeux
Tant vous me rendiez heureux
D’une tendresse volée
Au gris des jours envolés.
Votre âme se voulait nue
Abandonnée à ma vue,
Et je vous crus étourdie
Vibrante et abasourdie
Quand je me levai soudain
Pour vivre mes lendemains.
Jamais plus nos deux chemins
Ne croisèrent leur destin.
*
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