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Moi petit parisien
J'habite la ville,
Là où toutes les familles s'empilent.
Je traverse Taverny.
En un aller et retour , j'ai révisé ma géographie.
Je vis dans les cris et le bruit.
J'aime cette ambiance.
Elle a libérée tous mes sens.
C'est elle qui m'a construit.
J'ai rêvé imaginé le lendemain;
Pour traversé les océans, les continents, sans aller loin.
C'est le train qui m'a servi de transport en commun.
J'ai parcouru la ville dans tous les sens en vélo.
Déjà, en ces temps là, j'avais un esprit écolo.
Il faut être cinglé pour s'entasser dans un 30 m carré.
C'est la seule solution que j'ai trouvé pour me loger,
Avec tout à proximité.
Si, un jour, je pars à la campagne,
Ce sera pour y rencontrer ma compagne,
Et y déguster des poulets nourris à l'herbe et au blé,
Elevés dans la ferme d'à côté.
Pas des poulets achetés au magasins d'à côté,
Plastifiés et polyphosphates.
L'odeur du bitume et du macadam,
La frénésie du boulevard périphérique,
Une journée dans les bouchons et le vague à l'âme,
C'est ce qui m'a inspiré et développé ma respiration poétique.
De la ville où tu es né,
Du quartier d'où tu as été formaté,
Il ne reste rien.
Car la ville s'est développée, transformée.
Malgré tous les efforts que tu feras.
Et les progrès que tu réaliseras,
Quoique tu fasses,
Partout où tu iras,
On te rappelleras,
D'où tu viens.
Tu es né,
Et tu resteras petit parisien.
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