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Basses eaux
La peau des océans lentement se retire,
La grève reste nue au goût de sel marin
Et sur la plage morte au visage chagrin,
Un soleil étincelle en notes à transcrire.
Sa clarté nous pénètre et l'incertain sourire
Planant au crépuscule est songe malandrin,
Sa mémoire d'écume au reflet purpurin
Assèche notre coeur dans son éclat de rire.
Criminelle sans voix, la marée a vécu,
Son tremblement léger a bien peu convaincu,
Le flot semble sans fond dans la nuit tubéreuse.
Capiteuse et charnelle, une heure a murmuré
Sur l'horloge murale à face poussiéreuse,
Sérénade d'instant au vertige azuré.
Alba
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