|

Pagnol, poète des jours éclatants,
Tisse des récits au fil du Mistral bruyant,
Avec ses mots simples, il bâtit des palais,
De rires et de larmes, de secrets dévoilés.
Il y a le sifflement des fontaines anciennes,
Le rire clair des enfants dans les plaines sereines,
Et les ombres des aïeux, le chapeau en main,
Qui murmurent des contes sous l'olivier voisin.
La gloire de mon père », doux refrain du passé,
Ressuscite un été où tout semble parfait.
Les collines rebelles et les chasseurs rêveurs,
Font vibrer le cœur comme une tendre lueur.
Puis vient « Le château », ce jardin enchanté,
Où l'amitié éclaire des sentiers oubliés.
César et Marius, silhouettes immortelles,
Portent les flots du temps, la Provence éternelle.
Si Pagnol m'était conté, sous l'étoile pâle,
Je verrais la lumière qui danse sur le cal,
Et dans un souffle chaud, l'âme de ses récits,
Je goûterais la vie aux saveurs d'infini.
Ode à l'homme du Sud, sculpteur d'émotions,
Marcel, ton verbe clair emplit nos maisons,
Et dans les collines, l'écho de ton génie
Chante encore l'amour et la tendre poésie.
|