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Sous un ciel gris, le champ s'étire,
Ravagé par l'ombre des souvenirs.
L'acier rugit, la terre soupire,
Les tracteurs grondent, porteurs de martyres.
Ils labourent des sillons d'espoir brisé,
Leur souffle rauque, un chant révolté.
Chaque roue, un écho de vies usées,
Chaque sillon, un cri de dignité.
Les paysans, au bord du silence,
Défient les cieux de leur constance.
Leur sueur, leur arme, leur terre, leur foi,
Face aux puissants, ils dressent leur loi.
Les tracteurs roulent, en fichier serrée,
Comme un torrent dans la vallée
Colère rouge, leur oriflamme,
Le vent soulève des flammes d'âmes.
Le blé, ce rêve qu'on leur arrache,
Sous les pieds lourds des lois qui s'écrasent.
Mais les champs grondent, les voix s'embrasent,
Et les tracteurs portent leur panache.
Alors au loin, la clameur s'élève,
Sous chaque pas, la révolte se soulève.
Et dans le cœur des ciels d'acier,
Les tracteurs hurlent : "On ne va pas céder."
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