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Quand les salaires baisseront, les rêves s'effaceront,
Les rires étouffés sous l'ombre des saisons.
Dans le creux des poches où le vide résonne,
Les mains se serreront, vides de raison.
Quand les salaires baisseront, les espoirs se feront légers,
Les jours compteront leurs craintes murmurées,
Dans les foyers frêles aux murs qui s'écaillent,
Les rêves suspendus, tenus par un fil de paille.
Mais si les cœurs battent au rythme des saisons,
Que l'amour des siens dépasse les millions,
Les bras se relèvent et tracent des chemins,
Où les valeurs s'enracinent au creux des lendemains.
Quand les salaires baisseront, peut-être qu'alors,
Se lèveront les voix, fortes, unies, en chœur,
Car un monde se bâtit dans l'effort et l'honneur,
Bien plus que dans l'or, ou dans l' éclat trompeur.
Et si les salaires baissent, que la dignité demeure,
Pour que, face aux tempêtes, on garde la lueur,
Celle qui jamais ne ploie sous l'ombre ou le froid,
Quand l'humain se souvient de sa propre loi.
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