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Quand les dirigeants ne dirigent plus,
Le vent souffle en vagues inconnues,
Les brasiers d'espérances vacillantes,
Et les âmes se perdent, dociles.
Sur des trônes d'orgueil usé,
Ils se tiennent, les yeux voilés,
Par des promesses qu'ils avaient faites,
Mais oubliées, comme des miettes.
Leurs mots jadis portaient des fruits,
En nourrissant le jour, la nuit.
Mais les racines se sont fanées,
Sous les poids des actes condamnés.
On attend qu'ils s'élèvent enfin,
Qu'ils nous guident d'un geste sain,
Mais les mains tombent, épuisées,
Et marquées comme des flots brisés.
Alors les peuples cherchent l'éclair,
Dans les yeux d'un prochain repère,
Car la terre tourne et toujours crie,
Quand les dirigeants n'ouvrent plus la voie, sans bruit.
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