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Que j'aimerais avoir pour ciseler mes vers,
En phase avec mon cœur, la délicate rose
Et tout l'espoir des eaux qu'endorment les hivers;
L’incomparable amour que la tendresse arrose
Qui prêtes à nos doigts, sous des formes divers,
Débordant de douceur, la noble apothéose,
La même qui souvent peut côtoyer les airs,
Loin du naïf symbole alimentant la chose.
Telle une fleur à l'aube émerge en habit d'or,
Qu'une œillade bleutée accompagne l'accord
D'un merveilleux frisson renaissant de l'enfance.
Pareil au vif éclat que portent les bijoux,
Un émouvant cadeau serti par l'innocence,
Quand l'encre et la beauté se donnent rendez-vous.
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