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Les timides se recroquevillent sur eux,
Ils se morfondent dans les enchaînements
de leurs ennuis douloureux,
Ils sont bâillonnés par la couardise de séduire,
de déclarer leurs flammes à des femmes,
Si bien qu'ils se liquéfient
dans leurs moissons de soupirs.
Ils s'égarent dans des tunnels de silences,
Avec leurs trains de souffrances.
Les timides ont des sanglots de roches dans leurs voix,
et dans leurs cœurs,
Car ils sont muselés par la frayeur,
d'essuyer des refus,
de la part des femmes,
qui font battre leurs cœurs.
Alors qu'ils souhaiteraient
que fleurissent avec elles,
les belles moissons de voluptés,
À travers des danses soyeuses et raffinées,
Jusqu'à émouvoir les étoiles,
dans leurs robes diamantées,
Et jusqu'aux bouts de leurs charmes veloutés,
Jusque dans leurs dunes, leurs seins,
et dans leurs hanches abreuvées
de singulières sensualités,
Jusqu'à émouvoir les yeux de la nuit
qui égrènent ses perles rosées
sur les épaules élégantes de l'émpyrée ,
Qui convoitent des baisers d'amours immodérés,
Jusqu'à émouvoir dans leurs virevoltes de feux,
les lunes émoustillées,
Même si elles palpitaient sous le vent des sombres heures.
Les timides prennent corps avec les saules pleureurs,
qui sont évincés de l'amour, de l'attention des gens,
chaque poignée d'heures.
Les timides se perdent
dans leurs passions arides,
et elles se perdent dans leurs sanguinolentes,
et blessantes,
comme les lames funestes des fleurets,
des éclairs pleins d'effroi,
leurs paroles.
Et leurs voix, leurs gestuelles chevrotent
à travers leurs consommations ardentes d'alcools,
Et promptement,
les rivières d'alcools
les convient grâcieusement à se fondre dans les mouroirs,
Car depuis longtemps,
les trains dolents de solitudes,
les conduisaient sur les rails des errances,
Et sur les rails de leurs déraisons noires.
Et par compassion pour les timides,
Mes pensées s'entrechoquent,
comme des cygnes blessés.
dans les chairs des mélancolies,
les plus noires.
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