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L'Homme Esclave de la Machine
L’homme était libre, un jour, dans les vastes plaines,
Ses mains façonnaient l’argile, sans chaînes ni peines.
Mais vint la machine, au bruit sourd, au cœur froid,
Et doucement elle lia son âme sous son poids.
Il marche aujourd’hui, dans les rues éclairées,
Guidé par l’écran, par des chiffres égarés.
Ses pensées sont des câbles, ses rêves des signaux,
Captif des rouages, sous des éclats de néons.
La machine promettait un monde infini,
Mais c’est l’homme qui ploie, dont l’esprit est terni.
Ses mains ne créent plus, elles tapent en cadence,
Il obéit aux lois d’une froide puissance.
Ses jours sont comptés en lignes de code,
Son cœur, mécanique, a perdu sa mode.
Les montres dictent le temps, les voix sont synthétiques,
Il est devenu rouage dans ce rêve électrique.
Ô homme, souviens-toi de l’aube qui chante,
Quand tu courais libre, sans peur, sans attente.
Reprends tes couleurs, ta chair et ton souffle,
Brise la machine, que ton esprit s’épanouisse et s’engouffre.
Mais la machine rit, dans ses entrailles d'acier,
Et l’homme, lui, se perd, dans ses rêves programmés.
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