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Ils parlaient avec des chiffres, des courbes et des mots,
Promettaient des merveilles, des récoltes en sursaut.
Leurs mains sur la balance, leur regard plein d'assurance,
Ils traçaient les chemins d'une grande abondance.
Les théories fleurissaient, dans les livres et les bureaux,
Chacun calculait, peaufinait les idéaux.
La croissance infinie, mantra de leur science,
Éclipsait les questions, balayant la prudence.
Les indices montaient, un ballet enivrant,
Sur le dos de nos vies, de nos rêves vacillants.
Mais un jour, le silence s’installe brusquement,
Le mur apparaît, trop tard pour faire semblant.
Les brillants économistes, de leur tour d’ivoire,
Regardent l’effondrement, surpris de leur gloire.
Les peuples abasourdis, les poches trouées de vent,
Se souviennent des promesses, des rêves fulgurants.
Maintenant, que reste-t-il de ces calculs savants,
Quand les dettes s’entassent et que l’espoir se fend ?
Le mur de la faillite, dressé comme un rappel,
Que la sagesse se nourrit d’un équilibre frêle.
Ils avaient tout prévu, sauf l'essentiel peut-être :
Que l'homme n'est pas un chiffre, que le monde est un être.
Et que dans les tempêtes les formules bien souvent
Ne sont et ne seront que du Vent....du Vent.....
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