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Hier, les couleurs de la terre étaient vives,
Un doigt accusateur, les serres des fauves.
Jasmins et trottoirs, un étrange tableau.
Sueur et levure, terre nourricière,
Fertilisant nos murs de chair, nos ossements d'eau.
Le sel de la pierre, révélation amère,
Un vers coincé dans l'air, un souffle tiède.
Peau frissonnante, tissant les ports d'un lac,
Bancs et duvets d'arbres, coulées d'eau en sel.
Un regard d'arc figeant les couleurs,
La dune des vents, oasis sans pluie.
Désert de crème, vagues montant aux monts,
Regards perdus sur des pistes inconnues.
L'été s'achève, la moisson terminée,
Hier dans les glaces, quelques gouttes figées.
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