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Si te semblent désabusées
Les heures que tu as vécues,
Ouvre tes yeux sur la beauté
Du monde que tu ne vois plus.
Léger navigateur du vent,
Commence toujours par l’oiseau,
Suis-le dans son vol apaisant
Qu’il rase l’onde ou vole haut.
En savourant son taiseux verbe
Rejoins le pâtre en sa montagne,
Partage son matelas d’herbe
Sous les étoiles, ses compagnes.
Sous la fraicheur de ses rameaux,
Goûte la tiédeur de l’ombre
Où niche l’âme de l’ormeau
Qui soignera tes humeurs sombres.
Donne à celle qui te fait signe,
Des heures pleines d’attention
En découvrant ce que souligne
Limpide, le bleu sous son front.
Ne crains plus la mélancolie,
Quand se lève comme des soirs
Certains matins froids de la vie
D’on ne sait quel gris réservoir.
De ricochets sur l'eau médite,
Prenant des cailloux dans ta main :
Si la tristesse te visite,
Tu la verras tarir soudain
Dans la mélodie de l’histoire
Que tu n’imaginais pas tienne :
L’oiseau, le berger, la victoire
De l’arbre en sa ligne aérienne,
L’inconnue venue pour t’aimer;
Fredonne tout et n’omet rien,
Pas même ces pierres jetées :
Tous ces trésors font un destin.
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