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Dans le jardin des désirs, une fleur éclose,
L'envie, subtile et douce, aux pétales de prose.
Elle murmure au vent des rêves inavoués,
Se faufile en silence, aux cœurs enchaînés.
Elle naît dans l'ombre, à l'abri des regards,
Un frisson, une étincelle, une flamme sans fard.
L'envie s'infiltre, tenace et clandestine,
S'enracine en nos âmes, tendre et sibylline.
C'est un appel muet, un regard envieux,
Vers l'ailleurs, l'inconnu, des possibles mieux.
Elle attise les feux des ambitions cachées,
Ravive les passions, les rêves ébauchés.
Mais l'envie peut trahir, devenir venin,
Transformant le désir en sombre chagrin.
Elle joue des contrastes, lumière et obscurité,
Écartelant l'esprit, entre paix et volonté.
Douce envie, guide-nous vers des horizons clairs,
Fais de nous des artisans de rêves solitaires.
Qu'en ton souffle léger, nos espoirs prennent vie,
Et que, sans nous perdre, tu sois notre amie.
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