JARDIN DE LUNE

 

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Oasiennes

le dimanche 19 mai 2024, à 07:38. Posté par Philip de Berg


    Quelle indicible quête accrocha sur mon âme
    La tragique grandeur que le sable et le vent
    Ont gravé à jamais dans le cadencement
    Immobile et furtif du vide qui réclame ?

    Aux portes d’un désert que j’aurais pu rêver
    J’ai laissé tous mes mots, ma soif, mes lourdes fièvres
    Pour abreuver mon cœur sur un coin de mes lèvres
    Et quand meurt le Néant, lentement m’effacer.

    Oh, qu’il revienne à moi, ce mirage vivant
    Qui n’avait ni raison, ni même une conscience ;
    Il a figé le Temps, endormi ma patience,
    Et, dans un souffle cru, fait de moi le servant.

    Suivre la route noire et tracer un Destin,
    Où l’horizon confond le Ciel et mon remord ;
    Endormi à jamais sous les stèles d’un sort
    Facétieux, implacable, attendant le matin.

    -------------------------------------------------------

    Je n’ai jamais trouvé mes cités oasiennes,
    Elles n’étaient rien qu’un songe à la robe froissée

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commentaires ( 22 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (Jardin de Luneà le dimanche 19 mai 2024, à 07:56
Bonjour les ami(e)s,
C'est en organisant le classement des nombreuses photos de notre récent voyage, que celle d'une route bordant des monticules pelés, (presque) aux portes du désert, assez loin mais porteur de rêves, que m'est venue l'idée de ce premier poème d'un nouveau carnet de voyage poétique.
Je suis ai donné le nom - encore un néologisme comme j'aime à inventer - de "Oasiennes" !
Le poème est "vite fait", je le reconnais.
Il aurait mérité d’être travaillé.
(Pour les puriste, au 2ème vers du 2ème quatrain, "fièvres" se prononce avec la diérèse, et le vers est donc équilibré....mais....au dernier vers du dernier quatrain, je n'ai pas eu l'intention d'écrire "facétieux" en laissant prononcer la diérèse.
Dommage ! C'est ce qu'on appelle faire "deux poids, deux mesures";
Bon, pas grave, par paresse, je n'ai pas le courage de retravailler le poème. C’est tout moi !)
Amitiés à tous et à toutes, et bonne continuation de ce week-end de la Pentecôte.

José le dimanche 19 mai 2024, à 08:04
On devine quelle est cette quête, on a envie de te dire de profiter de ce nouveau matin pour, dépouillé de toi-même, reprendre ta route dans "la grandeur du sable et du vent" mais non pour t'y laisser "effacer", plutôt dans la soif sincère de t'y construire.
Bon dimanche Philip

José le dimanche 19 mai 2024, à 08:06
Ou reconstruire... Excuse moi ce ressenti, ton poème m'a ému et un peu troublé.

Philip (Jardin de Luneà le dimanche 19 mai 2024, à 08:18
Bonjour, cher José.
Merci d'être venu me commenter si tôt !
Mon poème t'aurait troublé ?
Je dois dire que je l'ai écrit dans l'émotion, celle d'image si récentes (C'était dimanche de la semaine dernière) et profondes de sens.
Une sorte de pélerinage intime de notre accompagnant, un ami cher, qui avait eu a coeur de nous faire découvrir les lieux où le conduisait son enfance et il nous fit partager sa propre émotion.
Dans le dépouillement du paysage (mais il y avait comme une oasis magnifique à côté, bien que l'on soit loin du vrai désert), mais en revenant à la voiture, je fus saisi par la grandeur de l'immensité aride.
Mais loin de me sentir "tout petit", je prenais la dimension de...moi-même.
Une pensée m'effleura. Le très beau "Deviens ce que tu es !" de Nietzsche.
Tu as raison, au contraire de mes vers, il s'agissait sans doute d'une reconstruction.
Je t'ai peut être ainsi, sans le savoir, transmis mon émotion.
Merci, cher José
Belle journée
Philip

Rachelle le dimanche 19 mai 2024, à 08:47
Philip, magnifique poésie, j’aime beaucoup ta poésie, elle est brodée avec excellence, comme chacun de tes poèmes, et sans compter, les belles images, les émotions fortes sur les éléments de la nature sous ses différentes couleurs et sous ses différentes humeurs, et j’aime beaucoup ta poésie, car j’ai l’impression de vivre ton histoire, tellement qu’elle est très bien écrite, et je suis très émue par ton poème, et par ton grand talent, merci beaucoup pour cette lecture très intéressante, gros bisous d’amitiés de rachelle, ton amie poétesse Rachelle très féminine avec grand plaisir, www mes poemes.net funky571, sinon j'ai publié un poème très triste :mon Amour !, et ne sois pas triste mon ami, je ne suis pas triste, tout va bien, j’ai eu envie d’écrire un poème sur ce thème, la tristesse de l’amour qui ne vient pas, merci beaucoup mon ami, tu connais très bien mes émotions fortes.

Susan*Coquelicot* le dimanche 19 mai 2024, à 09:30
Coucou Philip,
Un poème et une photo qui me renvoient à cette belle et émouvante journée ..
Des paysages magnifiques, mais surtout un lieu qui n’est pas sur la photo mais qui m’a rempli d’émotion !
Cet endroit où notre ami, enfant, jouait, cet oasis magnifique a pris une dimension importante à nos yeux, à notre cœur ..
En apprenant qu’il a fait un très grand détour pour nous le montrer, ce fût un joli pèlerinage !
Bon dimanche et merci du joli partage poétique ! 🌞
Gros bisous
Susan



Philip (Jardin de Lune) le dimanche 19 mai 2024, à 11:04
@ RACHELLE
Merci d'avoir de nouveau aimé ce nouveau poème, Rachelle !
Oui, en effet, sous son aspect de poème qui est loin d'être parfair (pas bâclé, nullement, mais difficulté à transcrire, rapidement une émotion vécu il y a si peu de temps) tu as perçu l'émotion que je voulais y mettre.
Pas facile de retranscrire un certain saisissement de l'âme devant "la grandeur du sable et du vent" !
Bon dimanche, mon amie
Avec toute mon amitié.
Philip

Philip (Jardin de Lune) le dimanche 19 mai 2024, à 11:08
@ SUSAN :
Coucou Susan !
Bien entendu, tu as partagé cette émotion, tu étais là.
Le plus émouvant était ce cadeau immatériel et intemporel que nous offra notre cher ami en nous conduisant auprès de ses souvenir qu'il revivait avec nous.
Mais ça, c'est la face intime du poème.
Il est rare que je relate des souvenirs récents et très personnels.
C'est ainsi la première page de ce nouveau carnet de voyage.
Gros bisous
Philip

mariepaule le dimanche 19 mai 2024, à 17:10
Coucou Philip,

Ne voir que le sable et sentir le vent sans rien voir d'autres et toujours un sentiment de paix et d'émotions, surtout quand près de soi des êtres aimés s'y trouvent...

C'est un merveilleux partage entre vous quatre...

Gros bissous
Om

capucine812 le dimanche 19 mai 2024, à 17:21
Bonjour Phil
Merci pour cette magnifique poésie tout en partage et qui permet de rêver en la lisant
Bonne fin d'après-midi
Amitiés
Maryse

Philip (Jardin de Lune) le dimanche 19 mai 2024, à 18:00
@ MARIE :
Merci Marie.
C'est tout à fait ça.
Si, certes, il n'y avait pas une tempête de sable, avant de faire une halte où j'ai pris cette photo, le paysage, en apparence monotone qui se déroulait sous mes yeux avait pris une note quasi mystique. Sable et soleil (peu de veny) se mêlait et semblait être un soleil rassurant qui nous engloutissait.
Comme dans un cocon apaisant.
Un....havre de paix, comme tu dis si bien.
Et c'était comme le point culminant de l'amitié que nous célébrions.
"Mystique", "culte", oh rien de bizarre ou de tordu religieux dans ces mots.
Le paysage, pourtant aride, était somptueux.
Et nous partagions très fort notre amitié fraternelle, simplement.
Gros bisous, Marie
Philip

Philip (Jardin de Lune) le dimanche 19 mai 2024, à 18:03
@ MARYSE
Bonjour Maryse,
Merci de souligner, tu l'as bien compris, qu'il y avait bien sûr le désir du partage en postant ce poème qui relate des souvenirs très récent.
Et, plus que voyager, rêver - c'est le terme que tu emploies - est encore plus essentiel.
Bonne soirée, chère Maryse
Amitiés
Philip

mariepaule le dimanche 19 mai 2024, à 21:15
Coucou Philip,

J'ai ressenti un sentiment en te lisant que nous avions eu sur le chemin de St Jacques avec d'autres pélerins, lors d'un arrêt dans un village d'Espagne.

Cela est merveilleux, car pendant quelques mins nous étions tous avec la même émotion...

Pourtant Alain et moi, nous ne sommes pas religieux.

La seule chose que je regrette est de ne pas voir tes photos ni celles de Susan...

Bisous de mon havre de paix

José le lundi 20 mai 2024, à 06:42
Oui troublé en relisant, comme si tu et nous invitais à regarder un spectacle à travers une porte vitrée sans pouvoir ouvrir cette porte pour mieux voir et mieux l'apprécier.
Bonne journée

Philip (Jardin de Lune) le lundi 20 mai 2024, à 08:08
@ MARIE :
Oui, Marie, je comprends tout à fait le sens de ton émotion et de tes souvenirs.
La spiritualité n'est pas que religieuse.
La Beauté, la contemplation de la Nature (et beaucoup d'autre choses : musique, peinture...) transcende, pour qui sait s'en imprégner, cette forme de plénitude de l'esprit que d'aucuns appellent spiritualité.
Belle journée et gros bisous, Marie.
Philip

Philip (Jardin de Lune) le lundi 20 mai 2024, à 08:13
@ JOSE :
Merci d'avoir précisé ton impression cher José.
Je comprends ce que tu veux dire.
Je verrais même cette porte vitrée dont tu parles, avec un verre légèrement dépoli.
Je te dis ça car, comme tu le sais, sous la chaleur, dans un paysage aride, la réfaction de l'air donne souvent des impressions - dans le tremblotement de l'air chaud - de mirage ! Le paysage se trouble par moment, rêve-t-on, est-ce la réalité !
Pour ma part, revenu depuis bientôt une semaine, l'émotion est toujours présente de ces moments vécus qui appartiennent maintenant à nos souvenirs.
Belle journée et amitiés, José
Philip

imparfaitlibre le mardi 21 mai 2024, à 09:43
Bonjour Philip,
Merci pour cette fenêtre ouverte sur ce beau voyage tant par les mots, la photo et l'émotion que tu laisses passer à travers chacun de tes vers.
Une invitation qui nous permet de méditer face à ces grands espaces vide de tout et pourtant tellement plein du regard de chacun dont l'imaginaire y fait danser des personnages, des ombres, des mirages suivant l'état de son esprit au moment de son passage sur cette route pleine de mystères.
J'ai adoré les deux derniers vers alors je dirais :
Une oasis se cache quelque part dans un coin de ton coeur alors ne la cherche pas, elle est au fond de toi!"
Merci encore pour l'évasion qui apporte la chaleur des mots mais aussi celle de l'impression qu'ils nous laissent une fois que nous avons franchi le point final.
Un premier poème écrit sur ce carnet de voyage qui ouvre le chemin d'une suite attendue.
Merci pour le partage et pour le chaleureux dépaysement.
Le repos fait du bien.
Belle journée cher Philip
Gros bisous d'amitié

Philip (Jardin de Lune) le mardi 21 mai 2024, à 11:43
@ IMPARFAIT LIBRE
Bonjour Patricia,
Ton ressenti/analyse de mon poème, c'est tout à fait ça !
Et ta remarque (comme un conseil ou une évidence à laquelle tu m'invites à méditer) est d'une fine perspicacité (sans flatterie aucune)
Mieux qu'un psychanalyste !!! (sourire)
Oui, durant toute une vie, on en traverse du vide ! J'entends par la des moments inutiles, des jours qui n'apportent rien, les nouvelles du monde quotidien qu'il vaut mieux fuire.
Le..."désert" donc, pour prendre une image facile.
Et l'on se demande s'il y a quelque part cette oasis qui rafraîchit l'âme, où tout esr apaisement, silence aussi, beauté du dépouillement.
Dans le coeur bien sûr...à condition que le coeur préserve son innocence et ses rêves.
Alors....bien joué Patricia, c'est le bon raisonnement.
(Pour la suite du carnet de voyage, ça viendra.
Mais je veux me diversifier. Je ne suis pas QUE le poètes des voyages ! (sourire)
Belle journée Patricia
Et gros bisous d'amitié aussi
Philip

plumeflore le jeudi 23 mai 2024, à 20:08
Bonsoir Philip aller voir c'est vraiment une quête qui chante toujours au fond du cœur de nombreux humains, pour beaucoup s'arrêter c'est un peu mourir c'est vrai que découvrir les merveilles de notre monde ne peut être que valorisant, cela permet aussi de s'ouvrir aux autres, j'avoue être un humain enraciné, pour moi partir c'est mourir ma vie quotidienne pourrait faire peur à beaucoup, par contre j'adore voyager en lecture connaître des pays par le simple fait de lire le long chemin des autres et de plus en lisant nous pouvons visualiser nos propres paysages à travers celui des autres et j'avoue aussi que vos écrits font coups double c'est toujours enrichissant, je vous souhaite une belle soirée!!
Marc!

milesmeyer le jeudi 23 mai 2024, à 22:00
Bonjour,
Quel plaisir de vous relire après… Toutes ses années !
Tout d'abord, merci pour ce partage d'émotion et de souvenir. J'ai l'impression qu'il y a plus, qu'il nous manque quelque chose pour saisir tout "l'enjeu", mais peut-être est-ce juste mon impression. L'impression qu'il y a quelque chose de plus profond. Tout cela n'est pas qu'un paysage.

"Je n’ai jamais trouvé mes cités oasiennes,
Elles n’étaient rien qu’un songe à la robe froissée"
Définitivement plus profond. C'est le travail de toute une vie.
Très belle soirée

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 24 mai 2024, à 08:39
@ PLUMEFLORE :
Bonjour cher Marc,
Ce qui importe c'est le "voyage", de quelque façon qu'on le fasse §
On parle souvent de "voyage intérieur".
Il suffit de fermer les yeux et...de s'envoler vers les Ailleurs que l'on choisit.
Je pense, Marc, que pour vous, une "aventure" de faire une partie de pêche à la carpe est un moment aussi rempli et que c'est aussi, un voyage !
Il ne faut pas croire, je ne peux quand même pas prendre un billet d'avion tous les jours, pour parcourir le monde !
Et partir dans un des nombreuc quartiers de Paris ou m'éloigner de quelques dizaines de kilomètres de la Capitale pour voir d'autres paysages....ce sont aussi des voyages !
Car ce qui importe dans le "voyage" c'est ce qu'on en rapporte !
Belle journée Marc et avec toutes mes amitiés fidèles.
Philip

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 24 mai 2024, à 09:08
@ MILESMEYER
Bonjour Miles,
Quel plaisir aussi de te revoir sur notre cher site.
Y revenir, c'est un peu comme "rentrer à la maison", pour nous poètes amateurs, un lieu où l'on sait que l'on se sentira bien.
Une espace hors du temps (un peu hors du monde aussi !) pour y trouver un certain apaisement et du partage.
Alors, bienvenue !
Merci d'être venue me commenter (ainsi que d'autres ami(e)s.
Pour ce qui est de ton ressenti sur mon poème, c'est tout à fait ça !
Ce n'est pas qu'un paysage, derrière il y avait l'émotion d’un apaisement singulier
Bien sûr, ce poème est du domaine de l'intime. L'on pourrait dire ainsi que l'émotion en est incommunicable.
C'était l'aboutissement "d'une" des quêtes (il y a encore tant de quêtes à réaliser !".
De celle qui confère une plénitude. La concrétisation d’un essentiel.
Je ne dirai pas d’un instant « zen », ce serait trop facile et loin de cette spiritualité orientale.
Mais je dirai « c’était Ici et Maintenant »
Il y avait en effet quelque chose de profond, de définitivement plus profond
Aboutissement de toute une vie ? En tout cas un des moments qui marquent une vie.
Même s’il ne sera pas l’Unique.
Malgré l’intimisme de mes vers, j’ai voulu le partager pour dédier et appeler peut-être chacun à leur propre quête, et inviter chacun à porter son regard sur la vie, comme nous y invitait Saint-Exupéry qui faisait dire à son Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur ; l’essentiel est invisible pour les yeux »

Merci d’être venu partager mes vers, Miles
Belle journée, avec mon amitié.
Philip

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