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Alors que sous mon toit, comme un oiseau craintif,
Le soir à pas de loup étend son ombre douce,
Sans un mot, chaque objet d'un air si expressif
Préserve la mémoire aussi bien qu'une souche.
De la margelle usée à force de servir,
Au bois poli du banc, que le temps démantèle;
Aussitôt réveillé passe le souvenir,
D'un âge éparpillant ses fleurs qu'un cycle cèle
Au charme d'un passé ruisselant de bonheur,
Cette jeunesse en fleur, que chaque heure, blasphème,
Frissonne gentiment sur les cordes du cœur.
Les parfums disparus retracent leur bohème,
L'homme retrouve enfin l'émouvante saveur,
Les merveilleux échos, d'une terre oubliée,
Ce langage fleurit est de telle valeur
Que le plaisir l'entraîne au sein d'une marée
Éclatante d'amour, dont le célèbre cours,
L'inonde quelquefois, son eau vive immuable,
A gardé les reflets d'un âge de velours.
L'époque ou si souvent l'amour inconsolable
Alimentait les cœurs, tout autant que les mains,
Le plus souvent chargé de roses sans épines,,
L'enfance en ce temps là prenait tous les chemins,
Ainsi pour nos billets, c'est l'encre des glycines
Qui parfumait nos vœux, avant tout entretien,
Laissons de temps en temps, cette porte entr'ouverte,
L'enfant vivant jadis, a son ange gardien,
Les lueurs du couchant embrase la fenêtre.
Pourquoi chercher plus loin, le soleil d'autrefois,
Ils sont là sous nos yeux les bonheurs de l'enfance.
Il suffit d'écouter, cette petite voix
Qui raconte si bien notre attachante France.
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