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Reviens! Ô flûte paisible dans les bois
Ô chant! à jamais en âme et en corps!
L'oiseau a la sagesse des rois
L'hymne le plus doux est celui des morts!
Reviens! Ô astre éblouissant des cieux!
Laisse ton tombeau ouvert pour que je puisse
Par ce spectre traverser au royaume de Dieu
Et redevenir en amour ton complice.
Ô doux breuvage fatal et solennel
A quoi me sert de dicter ma douleur ?
Ton moment est avoué éternel
Ton souvenir est la cicatrice des pleurs.
Abreuvage? Qui t’a nommé offense ?
Toi, éclosion soudaine de ces lèvres
Me voila sur le chemin: adieu –prudence
Ô diable! Tu est l’initiateur à la fièvre !
La vie est souvent dure et même infâme
L’amour, n’est-il pas fou irraisonné ?
Le deuil met aussitôt le cœur en flamme
L'adieu n’est-il pas un deuil pardonné ?
Avril 2011
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