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Que j'aimerais trouver dans un endroit perdu,
Au lit d'une nature émeraude et sauvage,
Que le chant des oiseaux, d'un ramage assidu
Émerveille à plein temps, un antique hermitage,
Une abbaye, un temple aux ordres des souris,
Par l'homme abandonné depuis lustre et décade.
De vieux murs consacrés, par nul être soumis,
A moitié recouvert par le lierre en cascade.
Et ce cloître paisible à deux pas du bonheur;
Serait pour notre amour, une baie idéale,
Dans ce tranquille clos sans frères, sans seigneur,
Je serais au jardin et la tête en ballade
Dans les pages d'un livre en buvant la douceur.
Je t'imagine bien, rêveuse et maternelle,
Les mains pleines œillets, connaissant leur valeur
Ton front rechercherait la grâce solennelle
A l'heure où le soleil toucherait les vitraux,
Déposant sur l'Autel un bouquet d'immortelles,
Laissant la porte ouverte afin que les oiseaux,
Puissent égailler la nef d'une avalanche d'ailes.
Sur une sente en fleurs, aux plus beaux jours de mai,
Les deux, nous gravirions les marches du calvaire,
J'aurais pour tes beaux yeux, un infini respect,
Goûtant sans me lasser ton charme légendaire.
Le chant du rossignol ferait notre régal
Et nous pourrions jouir de sa voix résonnante,
Chaque chat nous ferait un retour triomphal,
Oh! paisible repos dans l'odeur de la menthe.
Rien ne viendrait troubler nos soirs, sinon les grillons,
L'un contre l'autre assis, je deviendrais ton ombre,
Tu me demanderais de chanter des chansons
Et nous pourrions compter les étoiles sans nombre.
Sur un banc centenaire au pouvoir évident,
Longtemps on causerait d'intimes poésies,
De roses et des chats, des effluves de vent,
J'offrirais à ton cœur des douceurs infinies.
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