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Un souhait me poursuit depuis plus de vingt ans,
Offrir un monument au passé d'une reine,
Pour que son nom perdure en traversant le temps
Et quel plus beau symbole au fait qu'il soit un chêne
Ni vieux, ni même jeune, entre les deux serait
D'abord d'une valeur proprement romantique,
Son choix serait coton, au cœur d'une forêt,
Habité du pinson, d'un cours d'eau bucolique.
Avec amour mes doigts pourvu d'un opinel,
Sans projet agressif blesserait son écorce,
Afin d'estampiller le serment solennel,
Imprimant chaque lettre en mesurant ma force.
J'attendrirais le tronc, déjà vieux de trente ans,
Avant le crépuscule à l'heure où la nature
Éveille les esprits en mal d'or et d'encens,
A l'instant même ou l'arbre expose sa dorure
Que lui fait le couchant, quand les derniers rayons
A deux doigts de la nuit enflamment son feuillage.
En buvant du silence et l'onde des moissons,
J'effeuillerais le temps, pour revoir son visage.
Mon cœur se couvrirait de ce premier amour,
De ce premier bonheur emporté par la tombe,
De cet ange qui dort sous les fleurs, sans ma cour.
J'aurais les yeux en pleurs, sans que l'âme succombe
Pour celle qui jamais n'a trahi mon amour,
Un feu me brûlerait comme un frôlement d'aile,
Faisant comme une empreinte au livre de mon jour;
Son souvenir vivant serait mon hirondelle
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