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L'amour est un trésor qu'il faut entretenir,
C'est un ruisseau d'avril, son flux est une eau vive,
Un idéal cadeau, qu'il faut toujours chérir;
Quand nous l'avons au cœur, son soleil nous captive.
Tout ce que j'ai rêvé, tout ce que j'ai vécu
Je le dois à l'amour, quelque fut sa morsure,
Quelque fut ma douleur, tout ce que j'ai perdu
Comme un bijou caché porte belle parure.
A l'abri de l'oubli, ses amples monuments,
Son bonheur dont le temps reste pris dans la glace
Demeurent au fond de moi, l'écho de ce printemps.
J'ai souvent ciselé sur un arbre vivace
Le prénom d'une fleur offerte à l'infini,
Pour entouré d'amour son céleste héritage
Et ses tendres propos me réveillant la nuit,
Quand revient le linceul de son charmant visage.
Ces beaux jours ne sont plus, mais le frisson est là,
Sous la neige des mots, que le silence amasse,
C'est un ange qui parle, au timbre délicat,
Un air de rossignol que j'entends à voix basse.
Aujourd'hui d'autres cieux caressent mon regard,
Autre temps, autre fleur, mais l'amour est le même,
C'est une autre âme sœur qui m'offre son nectar,
Acceptant mon passé, voila pourquoi je l'aime,
Avec autant de force et ne suis jamais las
D'offrir à notre amour, la flamme romantique;
A son corps je m'attache et je marche à son pas,
A jamais dévoué, j'aime son air pudique
Et sa façon d'aimer qui n'a d'autre chemin,
Que celui de mes yeux, son rire irrésistible
Dévoile un cœur en or, que dire de l'écrin
Sinon qu'il est si beau, qu'il en devient Biblique.
Me voici de retour, dans l'arène des bois,
Au temps bleu du lilas, cueillant à son sourire
Parfumé de soleil, le bonheur d'autrefois;
Sa bouche est une rose et son corps un empire,
Alors que son regard, véritable bijou
Est un nid de tendresse, on peut bien être belle
Et ne plus être jeune, avoir un charme fou,
A soixante ans passé toujours être un modèle.
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