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Mon petit encrier est un carquois en or,
Capable d'accueillir, les flèches de ma muse,
Ces vers où si souvent, mon âme s'en amuse,
Vous devîntes la cible et l'unique trésor.
Et c'est un vrai bonheur d'être votre consort,
Le ciel pour moi, s'ouvrit, ni voyez point de ruse,
Le jour où je vous vis, amoureuse et confuse;
Ce jour là, le passé, fit deux pas vers sa mort.
Face à la volupté, qui vous faisait sourire
vous aviez dans les yeux, ce que toujours j'admire
La clarté du soleil, à la pointe du jour.
Si quelqu'un aujourd'hui mérite la couronne,
C'est à vos noirs cheveux que mon cœur l'abandonne,
C'est tout à votre honneur, si je vous dois l'amour.
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