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DES ASTRES ET DES FLOTS

le jeudi 04 avril 2024, à 07:19. Posté par Philip de Berg


Sauras-tu contourner, dans l’éternel silence
De ton regard perdu qui implore le vent,
Le flot de l’astre fou qui enfle et puis s’étend
Pour dévorer enfin le lit de ta Conscience ?

Voyageur imprudent, si, de tes yeux voraces
Tu croyais t’emparer de l’impensable éclat
Du grand soleil mort au vieux cœur incarnat,
Vois ces milliers de chants venus des grands espaces.

Tu oublieras ton rêve et sur ta voile frêle,
Quand les moussons du soir emporteront ton âme,
De la vague et ses cris surgiront la flamme
Qui vaincra le moment où le serment s’emmêle.

Combien d’Ulysse encor dans ces îles lointaines,
Etreindront sans frémir le chant des galaxies,
Et comme ces marins sur la mer endurcie,
Mêleront leur prière aux houles incertaines ?

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commentaires ( 19 ) (Ajouter un commentaire)
plumeflore le jeudi 04 avril 2024, à 17:19
Bonjour Philip les houles incertaines enveloppent mon âme c'est tout un univers qui frappe à notre porte chaque fois que nous lisons vos vers qui nous transportent vers des chemins ambles, votre écrit questionne profondément, il nous poussent dans nos pires retranchements, là où la conscience et la raison d'un perpétuel combat nous élève toujours plus, la là toute la force de vos poèmes ils ne laisse jamais indifférent, votre talent nous éclabousse tous!!
bonne soirée l'ami!
Marc!

Philip (Jardin de Lune) le jeudi 04 avril 2024, à 17:52
@ PLUMEFLORE :
Merci, cher Marc. Ce compliment sincère me touche. D'autant que se prenant au jeu du perfectionnisme, pour ce poème - dont j'avoue avoir un peu de mal à avancer dessus - le ne le sentais pas comme un poème qui serait réussi.
Pourtant, j'y suis arrivé à bout et j'ai commencer à espérer que certains vers seraient agréable à lire.
Puis....je me suis mis à réfléchir en me demandant si le "message" (pardon pour ce terme un peu prétentieux !) pourrait être compris (à commencer par moi le premier !)
Et c'est en lisant votre commentaire (le premier) que je me suis senti soulagé.
Oui ! Les mots "questionnent en nous poussant vers nos profonds (pires, vraiment ?) retranchements.
Je parle souvent de psychanalyse. Je l'ai étudiées pendant des années, mais franchement, aujourd'hui je ne passe plus de temps à chercher à analyser le verbe. Tout du moins pas "scientifiquement"
Ce sont souvent les autres - et c'est votre cas aujourd'hui - qui apportent la solution.
Alors merci et bravo.
Bonne soirée, cher Marc.
Philip

mariepaule le jeudi 04 avril 2024, à 18:09
Coucou Philip

Je pense en lisant ton poème que je vais là, où je ne dois pas aller.

Car mon regard extérieur va vers mon intérieur et vlan que tout ce bouscule.

La lune, les nuages, le vent et mon regard se perd dans le vide.

Gros bisous Philip

Philip (Jardin de Lune) le jeudi 04 avril 2024, à 18:34
@ MARIE
Coucou Marie !
Ce n'est qu'un poème. Il ne doit pas "bousculer".
Ce n'est pas une énigme psychanalytique.
Marc, plus haut y a vu "son" interprétation.
Mais l'interprétation est totalement libre.
Les autres commentateurs verront sans doute autre chose.
Mais je reconnais volontiers quand tu dis "La lune, les nuages, le vent et mon regard se perd dans le vide", il est vrai que les quatrains donnent un peu le tournis.
C'est sans doute parce que j'ai évoqué trop d'abstraction.

Bonne soirée et gros bisous, Marie.

Rachelle le vendredi 05 avril 2024, à 00:03
Philip, merci beaucoup pour ton beau poème, et j’aime beaucoup ta troisième strophe plus particulièrement, et cela ne veut pas dire, que je n’aime pas les autres strophes, et aussi la première strophe, gros bisous d’amitiés de rachelle, ton amie poétesse Rachelle très féminine avec grand plaisir, www mes poemes.net funky571

capucine812 le vendredi 05 avril 2024, à 02:23
Bonjour Philip
Merci pour ce très beau partage
Pour moi 'la lune,les nuages 'le vent tout cela m'apaise en les lisant et vu qu'il est 2 H20
C est appréciable
Amitiés
Maryse

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 05 avril 2024, à 06:36
@ RACHELLE :
Bonjour Rachelle,
Chaque strophe a une sorte de tonalité particulière, qui cependant est quand même en lien avec les autres.
Disons que les strophes dispersées sont comme les pièces d'un puzzle qu'il faut réassembler.
De toute façon, si tu as aimé ce poème, et j'en suis très heureux, le but a été attteint.
Belle journée et beau week-end qui arrive, Rachelle.

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 05 avril 2024, à 06:40
@ MARYSE :
Bonjour Maryse,
Ah oui ! Si tu étais encore éveillée, tard dans la nuit, je comprends que ces quelques humbles vers ont pu t'apaiser.
Et puis, j'ai donné le nom de "Jardin de Lune" à mon site sur mespoèmes, n'estèce pas ?
D'ailleurs, mes poèmes ne sont pas toujours joyeux sans être sombres, cependant. Cela m'oblige parfois a écrire des choses plus légères.
Belle journée à toi, chère Maryse.

Susan*Coquelicot* le vendredi 05 avril 2024, à 08:07
Coucou Philip,
J’aime admirer le ciel de jour comme de nuit, ainsi je rêvasse en laissant vagabonder mon imaginaire !
Et s’en est de même lorsque je suis fasse à l’océan ..
Toutefois, il est certain qu’en voyant les bateaux des pêcheurs ou les grands navires porte-conteneurs, mes pensées vont aussi la misère humaine ..
Combien de marins ne sont jamais revenus ou de personnes dans des embarcations de fortune ont péri en mer !
Voilà ce que j'ai ressentis en lisant ton poème !
Bon vendredi !
Gros bisous



Susan*Coquelicot* le vendredi 05 avril 2024, à 08:09
J'ai oublié de te dire que j'ai aimé te lire ..

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 05 avril 2024, à 09:26
@ SUSAN
Laisser vagabonder l'imaginaire nous emporte - le temps de l'instant - vers d'autres monde.
Mais c'est aussi, hélas, parfois, un regard qui nous rappelle la misère.
Je choisirai un exemple : notre première journée au Sri Lanka. Près du confortable hôtel, sur le coté, sur la plage, il y avait les misérable cabanes de pêcheur, à même le sable.
On voyait qu'ils "vivotaient" tout juste du produit de la pêche et notre regard était plein de compassion.
Une image qui est restée gravée, à côté de celles des vertigineux Bouddhas dorés et majestueux.
Lorsque qu'un tsunami ravagea notamment cette côte du Sri Lanka, nous avons eu une pensées pour ces pêcheur qui n'avaient pas dû survivre !
Merci d'avoir aimé mon poème qui n'était pas vraiment sur ces thèmes tristes liés à la mer.
Gros bisous
Philip

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 05 avril 2024, à 09:27
A TOUS ;
IMPORTANT, j'ai l'impression que j'ai dû effacer un com' par maladresse en cliquant.
Même pas eu le temps de voir de qui il s'agissait.
Si c'est bien un "effacement" que la personne m'en excuse....et refasse son com'
Merci.
Philip

imparfaitlibre le vendredi 05 avril 2024, à 09:42
Bonjour Philip,
Un poème très profond, aussi profond que l'infini du ciel et que les abysses incertains de l'océan mais, je ne sais pas s'il est possible de répondre avec certitude sur cette conscience qui joue souvent à cache cache avec l'inconscience et, souvent je me demande lequel des deux remporte le combat.
Nous faisons tellement de choses que nous pensons guider par notre conscience alors que, parfois, c'est notre inconscience qui nous pousse dans nos derniers retranchements alors ce regard perdu vers les éléments n'est-il pas juste tourné vers notre « moi » profond et ne cherche t-il pas, en fait, des réponses à ce que nous sommes ?
Nous retrouvons le même cheminement dans ton second quatrain. Voir ce que les yeux eux-mêmes ne voient pas mais entendent tout l'écho de ces grands espaces que sont la vie, l'existence d'un monde invisible mais tellement riche en émotion. Le ciel bouge, parle et parfois résonne des cris de ceux qui ne sont plus tout comme ces hurlements qui remontent dans le bruit fracassant du ressac des océans.
J'aime beaucoup aussi ces moussons du soir qui sont comme des larmes qui te ramènent tristement à la réalité des choses et qui te font comprendre que le rêve ne sera jamais un rempart qui te protégera de ton avenir mais juste une sorte de bandeau qui te permet de ne plus voir, ni entendre les douleurs incessantes de ce monde.
Merci pour cette très belle référence à Ulysse et aux chants de sirènes et merci pour ce très beau quatrain (c'est mon préféré) qui, finalement, est un résumé de l'ensemble de ton poème.
Le chant des galaxies et les prières aux houles incertaines nous ramènent vers les profondeurs de ces deux univers mais là aussi, impossible de répondre à cette question tant l'être reste attiré par ces inconnus qui font rêver quitte parfois à y perdre le sens de la vie.
Lorsque je lis ton dernier quatrain, je me dis que j'ai bien fait d'appeler mon chaton Ulysse.

Merci pour ce poème tout en émotion et qui me touche beaucoup également.
Belle journée Philip
Bises à vous deux

vertflo le vendredi 05 avril 2024, à 10:00
Bonjour Philip
Tu nous parle de deux mondes ''différents'' :
Les astres et les flots , mais en réalité ils ne sont pas si différents que ça, enfin pour moi car dans la mer j'ai tendance à voir le ciel et quand je regarde le ciel, je l'imagine en grandiose océan, surtout en lisant ton texte qui fait fertilement travaillé l'imagination.
D'ailleurs, je trouve que la photo d'illustration de ton poème résume bien ce que je viens de dire.
Tu n'aurais pas pu mieux mettre comme image.
Quand on la regarde, on peut à la fois penser qu'il s'agit de la mer, autant que du ciel.
Effectivement quand on ''s'embarque'' pour écrire un tel poème, un peu comme Ulysse, on ne sait pas trop où l'on va, il faut dire que sur un sujet pareil, tu as mis la ''barre'' (puisque tu t'embarques) très haut.
développer des idées aussi fortes sur ce thème, ce n'est pas donné dans la facilité et ça demande une grande maîtrise ''psychologique'' pour ne pas ''ennuyer '' le lecteur et faire passer un message profond sur à la fois la nature humaine et le monde maritime ou aérien qui nous entoure ou qui d'une certaine façon nous emprisonne car si on regarde bien, nous sommes ''coincés'' entre l'eau et le ciel.
J'aime bien ''Voyageur imprudent '', c'est exact, nous ne sommes en réalité que des voyageurs imprudents car tout voyage qu'il soit intérieur ou extérieur ne nous met pas à l'abri d'évènements qu'il nous faudra affronter à la fois consciemment mais aussi avec notre imaginaire.

Très beau texte, tu arrives à faire pousser dans ton Jardin lunaire des vers venus de l'au-delà mais qui nous éclairent comme un quartier de Lune dans le noir de notre ciel.

Bonne journée
Amicalement
Claude

vertflo le vendredi 05 avril 2024, à 10:04
A la relecture , j'ai constaté une faute d'orthotraphe : travailleR et pas travaillé

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 05 avril 2024, à 11:48
@ VERTFLO :
Bonjour, Claude.
Un long commentaire, et...en liaison somme toute, sur certains points, avec tes "Nuages"
Tu sais, parfois, quand on regarde la mer, l'océan, par certain temps, on ne voit plus la frontière en le Ciel et la Mer.
Tes premières remarques sont donc justes.
On peut penser aux tableaux de Turner sur la mer.
Ils sont impressionnants ! J'ai eu l'occasion d'en voir à Paris, mais surtout à la Tate Gallery de Londres ! Cette puissance océane à laquelle répond les nuages est incroyable.
Tes remarques une fois de plus sont exactes.
Oui, nous sommes quelques part des "voyageurs imprudents".
Quand à la "maîtrise psychologique" et "la barre haut", non...je ne pense pas.
Je répondrai plus bas à Patricia que la psychanalyse m'a intéressé (m'intéresse encore) mais le poème reste un poème, sans intention d'y mettre le moindre grain de psychologie. Une fois de plus, c'est la musique des mots qui prime.
Mais merci pour ton com' très chaleureux et très détaillé.
Prends soin de toi Claude.
Philip

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 05 avril 2024, à 12:00
@IMPARFAIT LIBRE
Bonjour Patricia !
Je ne pensais pas que mon poème avait "une certaine profondeur".
Mais tu as fait une riche analyse, fort psychologique et même psychanalytique.
Et pour moi, mille fois plus intéressante qu'un Freud ou autre.
D'une certaine manière, mes quelques vers pourrait être raccord à quelques uns de tes poèmes de ton cycle "Vie et Mort".
Cela a peut-être facilité ta réflexion sur mon poème.
Si Ciel et Mer se mêlent et se confondent, les flots de la vie, leur calme puis leurs tempêtes peuvent être expressivement interprétés comme cette dualité puis fusion de la mer et du ciel.
Oui, j'ai aimé parler des moussons puis d'Ulysse (avec ses voyages qui sont autant d'interprétations psychologiques aussi, par-delà leur aspect mythologique.
Je terminerai ma réponse, à propos d'Ulysse, par une remarque de règle poétique :
Je voulais laisser ce vers.
Mais en écrivant "COMBIEN d'Ulysse encor...cela induisait qu'Ulysse se devait d'être au pluriel....et ça n'aurait pas collé !
Mais il y a débat ! Un nom propre ne doit-il pas être invariable, même si on peut penser qu'il y a des Ulysses, des Claudes, des PatriciaS ?
Voilà.
Merci de ce commentaire qui poursuit la réflexion.
Et beau week-end qui arrive
Gros bisous, Patricia.

imparfaitlibre le vendredi 05 avril 2024, à 13:06
Coucou Philip,
Personnellement je ne mettrais pas de "S" à un prénom car même s'il y a plusieurs personnes qui portent le même prénom, chacune à sa propre existence et je ne pourrais jamais englober l'existence de chacun dans les "s" d'un pluriel!
Là aussi, c'est juste ma vision des choses alors pas de "S" à Ulysse et tu imagines un "S" à Claude? Non non, il n'y en a vraiment qu'un seul comme le nôtre! (rires)
Belles journée à toi
Bisous à vous deux.

Philip (Jardin de Lune) le vendredi 05 avril 2024, à 15:09
@ PATRICIA :
Ah ah ah ! Oui, il n'y a qu'un seul Claude
J'avais un doute.
Finalement ça m'arrange, le vers en question est prosodiquement correct !
Merci Patricia
Bises.

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