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N'usant que rarement de l'art épistolaire,
Permet à mon esprit, ce soin protocolaire
De confonde plaisir avec l'heureux archet
Qui musique mes mots, pour ce charmant bouquet
N'ayant pas le loisir, d'entendre ta faconde,
Au mobile qu'il fallait que mon silence inonde
L'Océan de ton cœur, par des vagues de vers,
L'amour et le bonheur seront leur univers.
Mes baisers retenus puisse-t-ils être aubade;
O! fleur de mon printemps, si ma plume parade
C'est qu'un amour si grand, s'échappe de ma main,
L'éclat de sa couleur, sera mon sceau divin.
La caresse et le feu pour toi, vont me conduire
A tous ces noms brûlant que j'ai du mal à dire,
O! ma beauté suprême au regard si charmant,
Mon amoureuse braise il n'est bonheur plus grand
Que de couver ton corps, consumé par la flamme;
En plus de mon esprit, je veux t'offrir mon âme,
Toi qui fis naître en moi les chants de la beauté,
Par ta main dans ma main l'espoir inespéré.
De mes plus doux accents sortira l'étincelle
Qui te proclamera des belles, la plus belle,
Ta chair est le soleil annonçant le volcan,
C'est face à ta beauté que ma raison se rend,
Et nulle autre que toi ne saurait si bien dire,
Les deux sublimes mots qui fondent mon empire,
Nulle autre ne pourrait, m'abattre d'un regard,
O! mon ange dame être aussi belle est un art.
Quand tes beaux yeux sur moi font paraître l'aurore,
C'est la flamme d'un feu divin qui me dévore;
Je promets de t'aimer toujours d'un même amour
Et de plus en plus fort, jusqu'à mon dernier jour.
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