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Un ciel
Je suis ce rien
Qui avance et se perd
Dans les méandres obscurs
De son frère le néant,
Et qui dans sa nuit secrète
N’a que pour ami le doute.
Et je deviens cri
Dans ma solitude froide
Qui est une épouse fidèle
Au long de mes jours en gris
Quand parfois j’ai l’envie
De tromper cet ennui.
Je suis force et faiblesse
Et mes pensées divaguent
En des terres inconnues
Où mes pas dérivent
Au hasard du destin
Comme des empreintes dérisoires
Que le temps effacera
De l’humaine nature.
Alors j’avance et me jette
Dans le rêve d’un ciel
Qui ouvrirait le livre
Du savoir de mes errances
Pour m’offrir cette paix
Inlassablement recherchée.
*
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