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J'ouvre une porte d'or, royaume du silence,
Théâtre de la foi, mais sans l'odeur d'encens;
Les marbres devant moi, tous, ont plus de cent ans,
Un spectacle sans bruit que le chagrin finance.
De tout l'amour humain, la triste conséquence,
L'hiver ici festoie et règne à nos dépens,
Contre l'oubli, des fleurs et quelques anges blancs.
Pour retrouver ta pierre il suffit que j'avance
Là-bas tout près du mur, depuis huit ans, tu dors
Face au ciel lumineux, sans même une ombre, alors
Dès que je viens te voir, les mots, mes seules armes,
S'échappent de mon cœur comme un envol d'oiseaux,
Mais je ne suis pas seul, il reste tes cadeaux,
Je t'apporte des fleurs et ce bouquet de larmes.
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