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C'était l'hiver dernier, quand le climat conspire,
Seul, auprès du foyer dans un fauteuil usé
Au théâtre du feu, en la regardant lire,
Pris d'un trouble émouvant, je fus si fasciné
Qu'une naïve paix s'empara de mon âme.
Son profil idéal, caressait ma raison;
Elle était belle à voir, si belle, qu'une flamme
Au profond de mon être attisait le frisson
D'un généreux bonheur, mais que donc, lisait-elle?
D'Hugo la poésie, un quelconque roman?
Sans même le savoir, j'étais bien auprès d'elle.
Mon admiration donnait le sentiment
D'un doux recueillement, dans la douce lumière
De cette fin de jour, une étrange couleur
Enluminait son teint, de même sa paupière.
Telle une grive au nid, dans ses yeux la douceur
Reflétait son bien-être et son plaisir de lire,
Alors que la Comtoise égrenait le régal,
Mon appétit du juste achevait de séduire
Une idée en mon for, le besoin capital
De classer ce tableau, dans mon cœur, à la cime,
Au pic des souvenirs, l'absolu, l'infini.
L'esquisse de l'amour tutoyant le sublime,
Elle était dans l'instant la fleur de mon esprit
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