L’Île- aux-mots

 

Mes poèmes - Moi

 

Madeleine aux yeux bleus

le dimanche 17 mars 2024, à 20:29. Posté par Lucille


À G.G.

Sur un lit de draps blancs Madeleine dormait
Et son visage las ne souriait jamais.
Son souffle délicat agitait sa poitrine
Quand un bouquet de lys fanait dans la vitrine

C’était au mois de juin, la saison qu’elle aimait,
Car la végétation à nouveau s’animait.
Au centre du lit pur couvert de mousseline
Madeleine partait dans le soir qui décline.

Pres d’elle, un homme en pleur répétait un refrain,
Un sombre lamento s’échappant d’un écrin
Et l’on entend depuis ces notes cristallines
Sur les chemins herbeux qui mènent aux collines :

« Ouvre tes jolis yeux,
Madeleine,
Ouvre tes beaux yeux bleus
Madeleine »

Lucille
mars 2024

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Rachelle le dimanche 17 mars 2024, à 23:13
Chère Lucille, superbe poésie, relatée toute en finesse et en douceurs, j’aime beaucoup, cette madeleine, j’ai envie de lui faire des bisous, car elle est attachante, merci beaucoup pour ce beau moment poétique, gros bisous d’amitiés de rachelle, ton amie poétesse Rachelle très féminine avec grand plaisir, www mes poemes.net funky571

Susan*Coquelicot* le lundi 18 mars 2024, à 07:54
Bonjour Lucille
Belle et émouvante poésie emplie de tristesse ..
Je te souhaite une douce journée !
Bises


Philip (Jardin de Lune) le lundi 18 mars 2024, à 09:14
Bonjour Lucille,
Aaaaaah ! Et tu me disais il y a peu de temps "que ton écriture poétique était rouillée !"
Devrais-je te gronder sévèrement pour te punir d'avoir dit-cela, alors que cette "Madeleine aux yeux bleus" est confondante d'émotion, tout en réussissant la sobriété d'un poème parfait.
Non bien sûr, l'amitié m'empêchera bien sur de ton gronder...I was kidding !
Il y a une "densité" d'émotion en seulement 3 quatrain.
Et l'on a l'impression, pour Madeleine, que le temps se fige. Et si elle venait à tendre ses mains à l'horizon, sa main dtoite donnerait et sa main gauche recevrait.
J'avais écrit un poème "Automne immobile"...Ici, à travers ce portrait intime de Madeleine, c'est un été immobile (car tu évoque le mois de juin).
Alors, chère Lucielle, à l'orée du Printemps, qui va dégivrer le Saint-Laurent, là-bas dans notre jeune pays (à l'opposé du "vieux pays de France" que tu m'évoquais !), je souhaire que ton printemps poétique ne soit pas immobile.
Prends soin de toi; Lucille.
Amitiés
Philip

imparfaitlibre le lundi 18 mars 2024, à 11:57
Bonjour poétesse Lucille,
Comme tes vers sont beaux, ils sonnent comme du cristal et ont la délicatesse du vers poli avec soin jusque dans leurs magnifiques rimes.
Une belle construction sous le rythme musical des alexandrins qui donne encore plus de profondeur au sens mélancolique de tes vers.
Comme elle est belle est triste à la fois cette histoire mais comme chacun des tes détails la rende vivante comme si, finalement, elle était une histoire vraie avec cet homme qui pleure celle qui aime toujours en la suppliant de revenir à la vie.
Je suis émue par tes mots car, il y a tant de personnes qui peuvent être Madeleine ou cet homme qui reste seul à ses côtés.
Merci pour le plaisir immense que tu nous fais en partageant ton talent avec nous.
Belle journée à toi chère Lucille
Grosses bises

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet