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Marcher
Je marche
Dans une ville sans âme
Et je suis ailleurs
Dans mes pensées
Au fil de mes pas lourds,
Et je rêve d’une maison solitaire
De cimes enneigées
D’océans lumineux
De forêts mystérieuses
Ou de campagnes paisibles.
Mais je suis ici
Perdu là où je ne vis pas
Au cœur du gris monotone
D’un ciel lourd et sans âme.
J’aimerais cet ailleurs
D’un inaccessible horizon
Mais je retombe dans ma réalité
En essayant d’aimer ce que je vis,
Alors je marche pour oublier,
Je marche pour vivre
Dans le mouvement de mes pas
Qui me guide dans les sillons mystiques
De mon sombre destin.
Si je ne comprends rien
A cette existence
En forme d’éternel pourquoi,
Je me dis qu’il vaut mieux marcher
Pour espérer qu’au bout de ces mystères
Une belle et pure lumière peut jaillir.
*
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