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Souvenir des premiers placements

le samedi 09 mars 2024, à 15:40. Posté par Gerleg




    Bonjour, ce petit poème pour que vous puissiez comprendre, le pourquoi de mes poèmes, car si j'ai l'air triste et un peu sauvage, je tiens cette origine de placement pour responsable d'une partie de ma nature.


    « Novembre, il fait froid,
    Devant moi une grande maison,
    Je ne comprends pas ce que je fais là,
    La lourde porte s’ouvre,
    Il y a un grand couloir sombre
    Et je vois deux femmes souriantes
    Qui viennent vers moi,
    Elles me prennent la main
    Et leurs mains sont douces,
    Elles me guident
    Au bout du couloir
    Au bout duquel il y a une grande cour
    Et de hauts murs.
    Je vois beaucoup d’enfants
    Qui marchent en silence
    Et qui attendent le coup de sifflet
    Qui libèrera leur tristesse
    Dans des jeux innocents.
    J’aimerais aussi jouer
    Pour oublier pourquoi je suis là
    Mais les mains douces me retiennent,
    Je me retourne
    Il n’y a plus personne dans le couloir.
    Alors seulement on me lâche la main,
    Mais avant de courir et jouer
    Comme les autres gamins
    Je regarde une dernière fois
    Derrière moi.
    Je ne vois plus de père
    Je ne vois plus de mère,
    Et je me sens orphelin,
    Je ne veux plus jouer
    Déjà je me sens seul. »

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