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Ultime sursaut
Les yeux perdus au bout de l’ennui
Qui ne fixent qu’une longue nuit,
Je m’enlise dans l’obscurité
D’un sournois néant d’absurdité.
Le corps lourd cuirassé de langueur
Et l’âme figée dans sa lourdeur
J’attends que vienne l’heure chantante
Comme un soupir d’une aube brillante.
Mes pas vont où la paix se refuse
Et mon esprit se perd ou s’accuse
De ne pas vibrer à la vie même
Quand le soleil luit au matin blême.
Je cherche où ressourcer mes ardeurs
Dans le coin secret loin des horreurs
Du temps et de sa mélancolie
Pour retrouver l’heureuse folie.
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