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Parfois lorsque le Doubs, au soir se nimbe d'or,
Qu'une paix souveraine installe sa mouvance,
Que les lueurs du jour ne sont plus qu'une essence,
Se trame en mon esprit un émouvant décor.
Je revois à Bavans, mon père avant sa mort,
Il pêche en plein courant, sous un ciel de faïence;
C'est toujours près des eaux que revient son absence
Et ce rêve pesant qui retrouve son port;
D'un crépuscule étrange est comme un jour d'automne,
Il pleure au fond de moi, sa neige monotone,
Image en noir et blanc qui fleure mon pays,
Ce souvenir d'enfance est un bouquet de noce,
Il trouble mon hiver, colportant ses rubis
Et sera mon fleuron jusqu'au bord de la fosse.
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