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Je suis balayée par les ailes fielleuses de l’infortune,
Toutes mes églogues d’amours
sont plus que des gerçures de souvenirs magnificents
dans ma mémoire,
qui m’importunent,
Depuis que ma femme
à ses yeux échancrés par l’avilissante cécité,
Depuis qu’elle essuie les sanglots de marbres du violon.
Car elle ne peut plus se délecter
de mes odes flamboyantes d’amours,
et de tendresses dans mes lettres argentées,
comme elle ne peut plus se délecter
des âmes des vins parfumés de singularités,
Car l’odorat l’à cruellement évincée,
Comme elle ne peut plus s’énivrer de joies
devant les histoires d’amours époustouflantes
de beautés,
Car elle est dévastée par le venin puissant de la surdité.
Depuis, je suis un pauvre saule
qui est confiné dans son éplorement effarant,
pour l’éternité,
Avec mon cœur qui est évidé par le burin du regret,
sans discontinuités,
Car j’aurais voulu l’aimer
et la choyer à sa juste valeur,
par les flots de mes amours,
à travers les virevoltes de mes grâces exacerbées,
Avant que les sourires dansant dans ses yeux,
ne s’effeuillent comme les lyres prestigieuses
des étoiles ,
dans leurs robes de lunes,
dans la profonde obscurité.
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