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Quand tes aimables yeux découvriront ce pli,
Qu'il puisse être pour toi l'excellente nouvelle
Venu combler ton jour, l'arrachant à la nuit
Pour bichonner ton cœur, par un frôlement d'aile.
Ce fleuve étincelant au chapelet de mots
Mille fois ciselé, caressant comme flamme,
Cet élan qui m'inonde identique aux vitraux
S'anime de tendresse en traversant mon âme.
Peut-être est-ce l'éclat de ta vive splendeur
Où même ta beauté qui finement me touche,
Un feu d'éternité transperce d'or mon cœur,
C'est une soif ardente, une sainte escarmouche
Qui s'enfle au fond de moi, des œillets flamboyants
Pénètrent ma raison, ensoleillent mon encre;
C'est Ronsard qui m'habite ainsi que le printemps,
Un rouge-gorge ardent pour éclairer mon antre.
Mais ce ciel fabuleux, neige du firmament
C'est grâce à toi qu'il entre en peignant mon silence,
Si j'allume un soleil ce linceul envoûtant
Frère de ton teint clair, c'est ton front qu'il finance.
Mais qui d'autre que toi pourrait m'halluciné?
Dis-moi qu'elle autre fleur, ma rose lumineuse.
Si j'écris en rêvant avec légèreté
C'est que ton excellence est une aube fameuse.
Une vague d'amour que la houle suspend
Au rivage insolant d'une douceur infime,
Constelle mon esprit, écume infiniment
L'infatigable feu que cette braise estime,
Voyageur romantique effleurera de miel
Ton visage idéal. sur ma barque bohème
Déferlera l'azur que prolonge le ciel,
Tu sauras mieux que tous combien mon âme t'aime.
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