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Je suis l’âme sombre de novembre,
avec son cœur en écharpe,
Qui verse ses larmes
comme les ailes grâcieuses de la pluie,
Devant ma femme,
avec ses sourires qui se sont éteints,
Comme des divas sans poésies,
comme des soleils en fin de vies,
Car elle n’entend plus,
elle ne peut plus s’énivrer de joies,
devant mes églogues d’amours infinis.
Si bien que je fulmine contre le ciel,
mais ma rage s’étire comme un zéphir haletant
sur la mer, aux ailes blêmissantes de l’automne,
si bien que ma poésie s’époumone,
quand je vois ma femme
qui s’en va avec son manteau de pluie,
Dans la fontaine de marbres, de la nuit,
Mon grand amour, ma chérie,
Et il me faut implorer le ciel,
pour qu’elle revienne promptement dans ma vie,
Avant que mon âme de violoncelle ne se déchire,
sous les coups des archets funèbres,
Avant que je ne disparaisse
comme un soleil sinistre,
dans les prisons accablantes de ténèbres.
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