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Fuyant tous les standards du mythe phénolé,
Dans mon âme aujourd'hui, plus de fleurs que d'épines,
C'est à toute tendresse avec sincérité
Que je voudrais t'offrir ces blanches aubépines.
Pour te reconquérir et refuser le fer,
timide laboureur du cycle qui torture,
Rompre avec l'habituel où déferle l'hiver,
Écrire le fortuit, sans aucune rature.
Sans laisser de loisir aux ombres du chemin
Où l'invisible attend les âmes romantiques,
Que l'ordinaire mène, au sinistre ravin.
C'est chargé de printemps, de verbes sympathiques
Que je veux redorer les courbes de ton cœur,
Sans un coup de ciseau, mandorles et volutes
Éveilleront chez toi la limpide douceur,
Étendre les instants, les fondre en minutes;
Décapiter l'ennui, la plus minime tour,
Choyer l'accoutumé, dans son urne d'albâtre,
La coupe aux lèvres d'or, pour la remplir d'amour
Afin qu'un même feu trouve place dans l'âtre.
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