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Les poètes
Ils s’en vont, ils s’en viennent, avec dans leur musette
Tous les bouquets de rimes qu’ils savent nous offrir,
Ils s’en vont, ils s’en viennent sans habits de paillettes
Vêtus tout simplement de rêves à venir.
Ils s’en vont, ils s’en viennent à travers les chemins
Colporter leurs pensées dessous un ciel de traîne,
Se faisant tour à tour, amuseurs, baladins,
Pour que l’on puisse boire des mots à leur fontaine.
Ils naissent quelque part pour que des fées se penchent
Sur le berceau gracieux de leur mélancolie,
Ils meurent quelque part, nous laissant en présence
De ce qui a germé dans leur grain de folie.
Ils ont au fond du cœur des songes marginaux,
Des désirs repentis remplis d’idées rebelles,
La joie ou le chagrin dont les précieux lambeaux
Deviennent sous leur plume des joyaux éternels.
Ils ont trempé leur âme dans l’encre bleue du ciel,
Pour mieux nous délivrer leurs si poignants messages
Lorsque les mots ressemblent aux touches d’aquarelles
Venues enluminer la blancheur d’une page.
On ne saura jamais pourquoi leur cœur se brise,
Pourquoi leur solitude devient du désespoir,
On ne saura jamais pourquoi ils nous séduisent
Lorsque leurs vies basculent vers le rouge où le noir.
Qu’ils aient la liberté d’exprimer leur lyrisme,
Qu’ils soient persécutés ou jetés en prison,
Beaucoup ont combattu le totalitarisme
Et sont morts, oubliés, au fond d’une prison.
Ils s’en vont, ils s’en viennent dans notre imaginaire
Au bras de quelques muses qui les ont inspirés,
Ils s’en vont, ils s’en viennent et dans leur gibecière
Vivent encore les mots qu’on croyait oubliés.
Claude
écrit le 18 Janvier 2023
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