|

Me pardonnerez-vous cette lettre illicite,
Si mon âme s'est prise au jeu d'un tel désir,
A qui donc croyez-vous que revient ce mérite?
Trop d'or au fond de moi, brûle d'un souvenir
Qui se donne des airs de muse allégorique;
Une dame si belle inflige à ma raison
Le pire enchantement d'un ange canonique
Et cet ange c'est vous. mon mal est si profond
Que je vous vois partout, il suffit qu'apparaisse
Un rayon de soleil, un pétale velours
Pour que mon esprit flambe aux traits d'une princesse.
Je chute lentement dans un rêve à rebours,
Par bonheur, par instinct renaît votre sourire,
Sous le jour de vos yeux, l'amour est un tableau
Au délice admirable. il me plait de le dire
Le Paradis c'est vous; sans être un jouvenceau,
Devant votre grandeur, je ne suis plus moi-même,
Je l'avoue humblement mon cœur est aveuglé,
Au point de prononcer mille fois, je vous aime
Et ce besoin de vous me force à l'avouer.
C'est là tout mon secret, voila je m'en explique,
N'attendez pas de moi, la suprême pudeur,
Dès lors vous le saurez, je suis un romantique
Chez qui quoi qu'il en soit, les mots viennent du cœur.
|