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Dessous le vieux tilleul
Dessous le vieux tilleul, nous avions mis des chaises,
Une nappe fleurie dessus la table en bois,
Il flottait un air doux, celui du chèvrefeuille
Dont le parfum sucré est toujours délicat.
La pluie avait cessé, le soleil revenu
Nous offrait, radieux, ses premières caresses,
J’avais le cœur en fête, je me suis retenu,
Il faut savoir tuer ses pulsions de tendresse.
Tu recevais déjà les premiers invités,
Je crois qu’ils t’admiraient dans ta robe légère,
Et moi j’étais jaloux des hommes qui t’aimaient
Surement en secret et sans en avoir l’air.
Tes amis t’entouraient avec tant d’affection,
Je te sentais émue, souvent au bord des larmes,
Comme si le bonheur dans son fol tourbillon
Donnait à ton visage encore plus de charme.
Comme tu étais belle au milieu des fous-rires,
Tellement désirable sous ton air naturel,
Un peu comme les fleurs que l’on voudrait cueillir
Mais qu’on ne touche pas, tant on les trouve frêle.
Dessous le vieux tilleul, nous avions mis des chaises,
Elles se sont vidées à la fin de la fête,
Qu’il est lourd le silence, lorsque les voix se taisent
Et qu’on a l’impression que le monde s’arrête.
Claude
écrit le 3 Janvier 2024
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