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Pourquoi, ô doux mystère, les âmes se transforment,
En créatures froides, où les cœurs se déforment ?
Les rivières de bonté, jadis si pures,
S'assèchent, se tarissent, sous des mains impures.
Est-ce la peur qui pousse l'homme à trahir,
À oublier l'amour, à laisser souffrir ?
Ou bien la douleur, cette larme silencieuse,
Qui transforme les rêves en triste révolte odieuse ?
Les cicatrices du passé, gravées dans l'âme,
Devient une prison où la colère s'enflamme.
Les blessures ignorées, non guéries, restent vives,
Et l'innocence se perd dans l'ombre des rancœurs furtives.
La quête du pouvoir, l'avidité dévorante,
Engendrent des monstres dans l'âme tourmentée.
Là où l'empathie dormait, un monstre émerge,
Et la gentillesse se perd dans l'abîme, en cierge.
Pourtant, dans ce monde aux ténèbres épaisses,
Lueur d'espoir persiste, fragile promesse.
Que les cœurs s'ouvrent, que l'amour triomphe,
Que les âmes renouent avec la douceur qui trompe.
Car en dépit des maux qui hantent l'humanité,
Il reste la lumière de la fraternité.
Et dans le jardin de l'âme, où fleurit la clarté,
Peut-être un jour, la méchanceté s'éteindra en beauté.
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