|

Souvent le soir je prends le chemin de tes yeux,
Celui qui mène si loin, si haut, bien plus haut que le ciel
Je goûte à ta clairière où passe tant d'oiseaux, d'anges blancs.
Là, tout contre toi, aux pages de ta tendresse, je feuillette
Un grand livre de fleurs, de mots dorés, je cueille du muguet
Des songes d'étoiles, d'affolantes dentelles,
Comme un beau jour de mai, je passe un temps absolu, intemporel
Parmi les menthes, le chèvrefeuille et les blancs cerisiers.
Combien j'aime cette heure, le moment où ta beauté
Vient recouvrir mon âme de son linceul léger
Avec tant de lumière, que mille coquelicots
Ensoleillent mon cœur, mes sens
Cette heure si belle qu'elle ressemble à la mort
A l'univers, finalement a rien d'autre que toi .
|