|
Songeant à la rencontre, à toutes ses saveurs,
Cet émouvant passé d'amour me bouleverse,
Si je pense à ce jour, c'est comme un champ de fleurs
Au comble du printemps, que mon esprit traverse.
Tranquille au coin du feu ce soir, je rêve à nous,
je nous revois heureux, partageant nos caresses,
j'avais avec tes yeux deux ravissants bijoux,
Deux astres rayonnants d'insondables tendresses.
Septembre promettait des fruits, de la douceur
Et ce premier baiser mon Dieu quelle merveille,
il chante encore en moi, frissonne dans mon cœur,
Tout aussi lumineux que l'aube qui s'éveille
Sur le miroir du Doubs par un jour de juillet.
Près de toi je suis bien et jamais ne m'ennuie;
Je resterai toujours ce joyeux roitelet
Amoureux de tes fleurs, agréable Marie.
L'infatigable amour demeure mon sujet
Nous n'échapperons pas au spleen mélancolique
Qui pleure au fond des bois, en entendant l'archet
Du pacifique automne. à l'heure romantique
Je suis né pour t'aimer, pour subir ton emprise,
Mon éternel bonheur ne dépend que de toi.
Ta beauté chatoyante où mon âme s'est prise
Traversera le temps, fera toujours sa loi.
Jamais aucun jardin n'accueillera le charme,
Le cours impérieux de ton sourire ardent,
Ni ton plaisant regard qui souvent me désarme
Par sa façon d'offrir de l'or tout bonnement.
|