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De ta divine emprise, après autant d'années
Je me croyais guéri, libre de tout remords,
Mais toujours ton image occupe mes pensées.
Suis-je né pour t'aimer, dedans comme au dehors;
Serai-je donc toujours prisonnier de mes rêves,
Il n'est pas un seul jour sans que ton âme sœur
Ne parle à mon esprit, je sens naître des sèves,
Dès qu'un filet afflue au moulin de mon cœur.
A mon premier bouquet je demeure fidèle,
Maître de tous mes sens, de nos heureux moments,
A la grâce du temps le souvenir recèle
D'une braise incandescente où ruisselle un printemps
Au pouvoir insensé, d'une folle tendresse,
Tout est là, lumineux, innocemment humain,
Chaque ombre est une fleur, chaque heure une caresse,
Ton absence me prend par le cœur, par la main.
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