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Si je pouvais égruger l’échine de l’hiver,
Si je pouvais juguler la respiration de l’hiver,
Comme celles des oiseaux de mauvaises augures,
les pervers,
Car il vient étrangler l’âme radieuse de la ville,
avec ses écharpes de brumes givrantes,
Comme le pervers narcissique,
et son indifférence effarante,
Quand il trucide les sopranos,
d’où s’égrennent de leurs voix,
des mélodies assourdissantes,
Avec les sourires dans ses yeux,
parfumés de joies déconcertantes,
Aussi, quand il arrache les ailes des papillons,
avec une cruauté ineffable,
Aussi, quand le brouillard se dilate,
et qu’il arrache la sérénité de la femme,
Quand il masque la visibilité
de ses horizons prospères.
Quand elle erre dans les rues,
dans les dédales froids de minuit,
avec une peur insoutenable,
Maintenant, le pervers vient arracher
avec une main de fer et un sang froid incroyable,
l’estime de cette femme,
qu’elle a d’elle même.
Puis le prédateur, il émoud ses funestes desseins,
pour avilir sa proie,
Pour subtiliser l’argent de cette femme seule,
naïve, et sans repères,
Pour l’aveugler, l’endormir avec des louanges,
en adoptant un visage sincère,
Pour qu’elle se détourne de sa famille,
d’une manière régulière,
Pour mieux la tuer,
sous son charme pervers.
Et le pervers avait bien observer les faits et gestes
de sa victime, au préalable,
Pour procéder a son attaque redoutable .
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