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J’aime quand la nuit tombe
J’aime quand la nuit tombe, fidèle au rendez-vous,
quand la lumière et l’ombre, sont entre chien et loup,
le silence qui passe, toujours à l’unisson,
et le noir qui efface la ligne d’horizon.
J’ai envie que la lune remplace le soleil,
que les étoiles allument les réverbères du ciel,
que l’aube qui attend ne se lève jamais,
sur des jours attristants qui n’ont pas de beauté.
Alors, je m’émerveille, de cette poudre aux yeux,
que me jette le ciel en gardant ses aveux,
alors, je m’éblouis de cette obscurité
qui plonge dans la nuit, les rêves amarrés.
J’aime le jour qui meurt, un peu comme s’éteint
la petite lueur qu’on voit trembler au loin,
et va nous colporter la danse imaginaire
de quelques vieux fantômes que les ombres libèrent.
J’aime quand la nature a repris tous ses droits
et lorsque ses dorures se passent d’un éclat,
quand plus rien ne rayonne d’une couleur grenat,
quand la chouette braconne, le soir au fond des bois.
J’aime quand la nuit tombe au cœur d’un cimetière,
sur le granit des tombes qui nous sont familières,
cette nuit mystérieuse qui viendra à son tour
assombrir le chemin qui menait à l’amour.
Tout me semble apaisé, comme un oiseau qui vole
sans besoin de clarté pour qu’un ange le frôle,
tout à l’air calme et doux, plein de délicatesse,
loin du bruit et des fous, qui le matin renaissent.
Peu à peu j’ai compris, qu’il faut baisser les yeux
quand on est ébloui par des jours lumineux,
peu à peu j’ai appris, je me suis rendu compte
qu’en vérité la vie, n’a rien d’un joli conte.
J’aime quand la nuit tombe. Sans être ténébreux,
je vais rêver d’un monde qui pourrait tourner mieux,
et retenir les heures des plaisirs infinis
pour les garder sous peine, de les voir endormis.
Claude
écrit la nuit du 17 au 18 décembre 2023
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