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Ils sont pour toi ces vers ma formidable femme,
tu pourras les garder bien après nos adieux.
J'aimerais que mon encre émeuve aussi tes yeux,
Dès lors que tous ces mots, sont les fleurs de mon âme
Qui fleurissent ton nom, pour mieux nourrir ta flamme,
Puisque au moulin du temps malgré le cours joyeux,
Pour nous la messe est dite à la porte des cieux.
Marie, oh! mon aimée, avant l'immense drame
C'est des roses d'avril que je voudrais t'offrir
Pour que tous tes vieux jours gardent mon souvenir,
Si je fuis le premier, vers l'autre galaxie.
Qu'importe le moment et qu'importe ma peur,
J'espère être pour toi le miel et la saveur
Que verse dans le cœur la douce nostalgie.
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Quand tu seras demain à la fin du voyage
Et que ta soif de vie aura trouvé la paix
Au ventre d'une chambre où souvent l'on s'aimait.
Ce jour, songeras-tu pour ton humble bagage?
Aux pages de nos nuits, à ce charmant ouvrage;
S'il traîne sur ton lit les bijoux d'un coffret,
Présents de ma tendresse à tes jolis secrets.
Feras-tu le bilan, dans un divin message?
De tous nos jours heureux, où bien garderas-tu,
Sous-jacent le mystère en silence et vertu.
Peut-être en arrivant quand s'ouvriront les voiles
Serons-nous nez a nez, toujours fous amoureux,
En retrouvant d'un coup ton regard savoureux,
Je te ferai présent d'un chapelet d'étoiles.
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