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Terre molle, humide, feuilles mouillées, je glisse,
Trop lourde, je dégringole au bord du précipice
Mes mains se heurtent aux épines pour se stabiliser
Prise dans les ronces, je ne sais comment avancer,
Si je lève un pied je prends le risque de chuter
Mais sans bouger je finirais par être emportée,
Ce torrent de pluie me repousse à l'entrée du gouffre
Tendu, agrippée, mon corps dans l'attente souffre
Pleine de boue, entaillée, mes jambes flageolent,
Ai-je bien fais de m'échapper de mes geôles ?
Prisonnière, mon combat était perdu d'avance,
J'ai choisie d'avancer mais je sombre dans l'inconscience...
J'ouvre les yeux, courbaturée et fatiguée
Il va me falloir encore tout recommencer
Je regarde les parois du précipice avec désespoir,
Alors je ferme les yeux et plonge dans le noir...
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