|

Je rêve d'un royaume où tiendrait tout l'amour
Que chante l'alouette à la pointe du jour,
D'un verdoyant verger d'avril aux doigts de roses
Traversé de soleil, des plus sublimes choses.
Parmi les herbes d'or, les grillons en chantant
Émerveilleraient l'herbe autant qu'un firmament;
J'aurais pour tes beaux yeux une approche amoureuse,
Avec de longs regards, une verve savoureuse.
J'enlacerais ton cœur d'un bouquet idéal
Au parfum immortel que le printemps régal;
J'emprunterais les mots que servirait la source,
Je lutterais des nuits pour t'offrir la grande ourse.
Une ombreuse aubépine accueillerait nos corps,
J'aurais tout les égards pour ton visage, alors
Avec de la douceur et ma riche tendresse,
J'honorerais ton front d'un nimbe de princesse,
En invitant les fleurs, les rossignols du bois,
Ma prime pureté la même qu'autrefois
Pour t'enseigner la flamme et la fureur muette
Et le langage doux que seul sait le poète.
Mes doigts découvriraient le galbe de tes seins
Et en fermant les yeux la chute de tes reins;
J'épouserais ta chair pour que ton âme tremble,
Pour que même la mort nous trouve toujours ensemble.
|