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Quand les idiots auront des ailes,
Le ciel sera un vaste essaim d'abeilles.
Ils voltigeront sans but ni dessein,
Semant la confusion dans leur sillage incertain.
Leurs rires fous résonneront dans l'éther,
Comme des éclats de verre brisé, amers.
Ils traceront des arabesques insensées,
Ignorant les lois de la gravité, égarés.
Les nuages deviendront leur terrain de jeu,
Où ils jongleront avec des pensées creuses,
Déversant l'absurde comme une pluie drue,
Sur un monde qui cherchera en vain son équilibre.
Les étoiles, témoins muets de leur farce,
Clignoteront, perplexes, dans l'immensité parsemée.
Les idiots ailés, insouciants de leur destinée,
Vogueront vers l'inconnu, ivres de leur audace.
Mais le firmament, imperturbable et sage,
Les ramènera sur terre, tels des oiseaux en cage.
Car même avec des ailes, l'idiot demeure
Prisonnier de sa bêtise, éternellement en labeur.
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