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O Vanessa mon Amour,
Mon amour est dépourvu d’éloquence,
Il saigne en silence,
C’est un soleil étique qui est assailli
par l’aile corrosive de sa souffrance,
Il est le corps d’un vent atone,
Comme la sève de l’été chenu
qui est évanescente,
devant les brumes denses,
engendrées par le plafond ténébreux de l’automne,
Par le chant accablant de ton exil monotone.
C’est une pluie qui s’époumone,
en voyant cette lyre aoûtienne,
aux hanches sensuelles de violoncelle,
tomber en déliquescence
sous ses funestes déplaisirs,
Tellement que je suis déconcertée
par ton amour nébuleux, par l’austérité de ton exil,
J’éprouve le désir ardent de mourir.
Aussi, depuis fort longtemps,
mes gloires amoureuses
sont méprisées par les ailes noires de l’infortune,
Quand m’ouvriras-tu tes portes, avec éclat, Joyeuse fortune ?
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