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Ta grâce adamantine est celle des feux de la nuit,
Qui effeuille mes langueurs ingénues,
sans afféteries.
Tu es le solfège de l’amour,
qui s’écoule de la chapelle ardente de ton coeur,
Pour qu’elles disparaissent les moiteurs
de mon front livide,
Comme celles d’un saule
devant le crime de l’indifférence de la lune,
engendrées par l’effroi et la stupeur,
Pour qu’elle s’effiloche l’avilissante infortune,
Quand je me laisse emporter
par les ailes de navrances,
et par le vent néfaste de la couardise,
qui sans cesse, m’importunent,
Quand tu te trouves à des lointaines distances,
Tellement lointaine de ma vaine présence,
Mais quand tu es près de mon cœur drapé de soies,
Quand je sens la résurgence superbe de ton amour,
envers moi,
alors il va se briser comme un vent saccadé
sur les crêtes des vagues empourprées ,
mon éplorement ,comme celui d’une femme éperdue
dans sa moisson de rêves endeuillés,
Aux senteurs d’amours avortés,
qui me ronge jusqu'au sang,
jusqu'aux extrémités de mes doigts.
Et par conséquent, mon âme
ne s’effeuille point dans une extase ténue,
Si bien que je peinds un tableau
dans la chambre de l’éther,
Qui est frappée de lumières stellaires,
faisant briller le corps élégant de ma femme,
comme celui d’un luth,
qui accroche mes désirs lascifs,
avec une joie singulière,
Sur les balcons roses des nuées,
Et quand je vois ce corps
dansant avec une sensualité aiguë,
cette harpe époustouflante de grâces,
je ne peux point confiner mon amour
dans les ténèbres,
comme un reclus,
Tellement que je t'aime
avec mes soins prodigieux,
Comme la probité d’une mère dans son amour infaillible,
et radieux,
Si bien que tu es fascinée par mon amour éloquent ,
avec mes poésies aux délicatesses exacerbées,
Avec des vents parfumés de voluptés,
comme des nymphes émoustillées,
dans leurs bottes, et dans leurs robes emperlées,
Jusqu'à faire blêmir de jalousies, les étoiles,
Jusque dans leurs cils fardés.
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